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Litige assurance

Indemnisation refusée ou sous-évaluée : quels recours

Par David Bertrand · 6 septembre 2026 · 12 min de lecture

Un refus n'est pas une seule chose. Sous le même mot arrivent trois courriers très différents, qui ne se combattent ni avec les mêmes textes, ni avec les mêmes pièces. Classer le vôtre est le premier geste utile, et celui qui fait gagner le plus de temps.

Deux mains sortent une lettre d'une enveloppe kraft posée sur une table en bois, vue de dessus
Photo Angela Roma, Pexels

Un refus d'indemnisation de son assurance appelle un recours, mais pas n'importe lequel : tout dépend de ce que le courrier dit exactement. Or trois décisions très différentes circulent sous le même nom, et l'assuré qui les confond passe des mois à opposer le mauvais argument.

On répond alors à une déchéance comme à une exclusion, ou on écrit au médiateur avant d'avoir saisi le service réclamation. Pendant ce temps, la prescription court.

Le cadre général du désaccord avec un assureur, exclusions, étages de recours et délais, est posé dans notre guide du litige avec son assurance après un sinistre. Ce qui suit part d'un point plus tardif : la lettre est arrivée, il faut la classer avant de choisir le levier.

Trois courriers portent le même nom, et ils ne se combattent pas pareil

Relisez la lettre en cherchant une seule chose : sur quoi l'assureur fonde sa décision. Elle vous range dans l'une des trois familles.

Un refus de garantie. Le courrier invoque le contrat lui-même : le sinistre n'entrerait pas dans le champ couvert, ou tomberait sous une exclusion. Ce qui trahit cette famille est un renvoi, à un chapitre, à une définition, à un cas écarté par la police. Le levier est l'article L113-1 du Code des assurances.

Une déchéance. La garantie existait bel et bien : ce que l'assureur reproche est votre comportement, le plus souvent une déclaration hors délai. Le courrier parle de vous, pas du risque. Le levier est l'article L113-2, plus favorable à l'assuré qu'on ne le croit.

Une sous-évaluation. Personne ne conteste que le sinistre est couvert : le courrier ne cite aucune clause, il annonce un chiffre. Ce n'est pas un litige de droit mais un litige technique, et il ne se gagne pas par courrier.

Ce tri détermine la pièce à réclamer en premier, et se tromper de famille, c'est produire les mauvaises pièces pendant que le délai s'épuise.

Schéma d'un courrier d'assureur se divisant en trois familles de décision, refus de garantie, déchéance et sous-évaluation, avec pour chacune l'article du Code des assurances applicable et la première demande à formuler
Le motif se lit dans la lettre elle-même : un renvoi au contrat, un reproche adressé à l'assuré, ou un chiffre annoncé sans référence de clause.

Refus de garantie : exiger la clause, pas l'explication

Quand la décision se fonde sur le contrat, une phrase gouverne tout le reste. L'article L113-1, alinéa 1, du Code des assurances dispose : « Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l'assuré sont à la charge de l'assureur, sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police. »

L'architecture de la phrase inverse la charge de la conversation. Le principe posé est la prise en charge ; l'exclusion est l'exception, et elle n'est pas libre : elle doit être contenue dans la police et y être formelle et limitée.

La conséquence pratique est rarement tirée : la première demande écrite ne porte pas sur les motifs de la décision, mais sur la clause elle-même, citée et située, chapitre, article, page. Tant qu'elle n'est pas identifiée, il n'y a rien à discuter.

C'est ce que ratent les pages qui publient des « listes de motifs de refus » : défaut d'entretien, négligence, désordre antérieur. Ces formules ne sont pas des catégories légales, ce sont des clauses contractuelles, dont la rédaction varie d'un contrat à l'autre. Une fois la clause obtenue, la discussion se déplace sur un terrain factuel : la situation que vous avez subie entre-t-elle, techniquement, dans celle que la clause décrit ? Cette question se tranche avec des constats.

L'alinéa 2 réserve une hypothèse distincte, à ne pas confondre avec une exclusion : « Toutefois, l'assureur ne répond pas des pertes et dommages provenant d'une faute intentionnelle ou dolosive de l'assuré. »

Page de conditions générales d'un contrat lue à la loupe, le titre du chapitre et un paragraphe agrandis sous la lentille
Une clause se repère à sa localisation autant qu'à son contenu : le numéro de page et l'intitulé du chapitre font partie de la demande.Photo RDNE Stock project, Pexels

Déchéance pour déclaration tardive : c'est à l'assureur de prouver le préjudice

Deuxième famille, et la plus mal comprise. L'assureur ne conteste pas la garantie : il vous reproche d'avoir déclaré trop tard. Le texte encadre pourtant strictement cette sanction. L'article L113-2 du Code des assurances énonce : « Lorsqu'elle est prévue par une clause du contrat, la déchéance pour déclaration tardive au regard des délais prévus au 3° et au 4° ci-dessus ne peut être opposée à l'assuré que si l'assureur établit que le retard dans la déclaration lui a causé un préjudice. Elle ne peut également être opposée dans tous les cas où le retard est dû à un cas fortuit ou de force majeure. »

Trois verrous en découlent, que l'assureur doit tous ouvrir.

Il faut une clause au contrat. La déchéance ne se déduit ni du silence de la police, ni d'un principe général : sans clause, elle n'existe pas.

Il faut un préjudice, et c'est l'assureur qui l'établit. Un courrier qui annonce une déchéance sans expliquer en quoi le retard a nui à l'instruction du dossier appelle donc une question écrite, pas une capitulation.

Le cas fortuit et la force majeure font tomber la sanction, quel que soit le retard : hospitalisation, absence prolongée, événement qui vous a empêché de déclarer. Ces circonstances se documentent et se joignent au courrier.

Un dernier point, à l'origine de bien des malentendus : le délai de déclaration n'est pas un délai légal uniforme. C'est le contrat qui le fixe, la loi se bornant à interdire qu'il descende sous cinq jours ouvrés. Relisez vos conditions particulières avant de vous reconnaître en retard, comme nous le détaillons dans notre article sur la déclaration de sinistre, ses délais et ses pièces.

Schéma des trois verrous de la déchéance pour déclaration tardive : une clause écrite au contrat, un préjudice établi par l'assureur, et l'absence de cas fortuit ou de force majeure
Chaque verrou appelle une question écrite précise, et c'est l'assureur qui doit y répondre pièce en main.

Sous-évaluation : un désaccord de chiffre ne se règle pas par un courrier

Le cas le plus fréquent, et celui qui produit le plus de courriers inutiles. La garantie est acquise, mais le montant proposé n'a pas de rapport avec le chantier que vous avez chiffré : ce n'est pas une clause qui est en cause, c'est une évaluation.

Deux bornes de texte cadrent l'exercice. L'article L121-1 du Code des assurances pose que « L'assurance relative aux biens est un contrat d'indemnité ; l'indemnité due par l'assureur à l'assuré ne peut pas dépasser le montant de la valeur de la chose assurée au moment du sinistre. » Le même article prévoit par ailleurs qu'« Il peut être stipulé que l'assuré reste obligatoirement son propre assureur pour une somme, ou une quotité déterminée, ou qu'il supporte une déduction fixée d'avance sur l'indemnité du sinistre. » Une part restant à votre charge est donc licite dès lors qu'elle est stipulée, et son montant se lit dans vos conditions particulières.

Le reste est technique. Depuis l'entrée en vigueur de l'article L113-5-1 du Code des assurances, « Lors de la réalisation du risque, l'assureur informe l'assuré de son droit de solliciter, aux frais de ce dernier, une contre-expertise effectuée par un expert de son choix. » La fiche F3075 de service-public.fr le confirme : « Si vous n'êtes pas d'accord avec les conclusions de l'expert désigné par l'assurance, vous pouvez demander une contre-expertise », et « C'est vous qui devez prendre en charge ses honoraires. » Si les deux experts ne s'accordent pas, la même fiche indique qu'« un nouvel expert doit être désigné pour réaliser une tierce expertise », dont les frais sont partagés entre les deux parties. Qui mandate qui, et ce que cela change, est le sujet de notre article sur l'expert d'assuré face à l'expert d'assurance.

Reste le point de bascule, celui sur lequel se joue l'écart entre deux chiffrages : la question n'est pas ce que coûte la remise en état apparente, mais quelle réparation met fin au désordre. Reboucher une fissure traite la manifestation visible ; reprendre la cause traite le désordre. Deux devis peuvent porter le même intitulé et décrire deux chantiers sans rapport : c'est là que se démontre une sous-évaluation, poste par poste.

Main tenant un stylo au-dessus d'un document chiffré fixé sur un porte-bloc, les lignes de postes détaillées visibles sous l'en-tête
Un écart de chiffrage se démontre ligne à ligne : ce qui compte est la réparation décrite derrière chaque poste, pas le total affiché en bas de page.Photo Kindel Media, Pexels

Les courriers, dans l'ordre : l'erreur qui coûte le plus de temps

La fiche F3050 de service-public.fr décrit un parcours en étages. Traitez-le comme un calendrier : l'ordre conditionne la recevabilité.

Votre interlocuteur habituel d'abord, conseiller, agence ou gestionnaire du dossier : c'est là que se demande la clause invoquée ou l'explication du préjudice.

Le service réclamation ensuite, entité distincte et non le même bureau sous un autre nom. L'assureur dispose d'un « délai maximal de 2 mois » pour répondre à une demande écrite : un appel, lui, ne déclenche aucun délai.

Le médiateur de l'assurance seulement après. La saisine est possible « uniquement lorsque vous vous êtes adressée au service réclamation de votre compagnie d'assurance et que vous n'avez pas obtenu un résultat satisfaisant », et l'avis est rendu « dans un délai, qui varie entre 3 et 6 mois ». Contrairement à ce qu'affirment beaucoup de pages, il n'est pas accessible directement : saisi trop tôt, le dossier revient au préalable manquant.

Le tribunal judiciaire enfin, si aucune de ces étapes n'aboutit.

Sur la forme, aucun texte n'impose de rédaction particulière. Ce qui suit est une méthode, pas un formalisme : rappelez la référence du sinistre et la décision contestée avec sa date, formulez une demande précise, et numérotez les pièces jointes. Un dossier dont on peut citer la pièce 4 se discute mieux qu'un dossier fait d'impressions.

Schéma des quatre étages du recours et de leurs délais, interlocuteur habituel, service réclamation sous deux mois, médiateur de l'assurance entre trois et six mois, tribunal judiciaire, avec une flèche barrée entre le premier étage et le médiateur
Seuls deux étages portent un délai chiffré : ce sont eux qui rendent le calendrier opposable, à condition d'écrire plutôt que d'appeler.

Pendant que ça dure, arrêter le chronomètre

Additionnez les étages : huit mois peuvent s'écouler sans qu'aucune faute soit commise, et un délai court pendant ce temps.

L'article L114-1 du Code des assurances pose la règle : « Toutes actions dérivant d'un contrat d'assurance sont prescrites par deux ans à compter de l'événement qui y donne naissance. » Le même article ménage une exception utile aux propriétaires des secteurs argileux : « Par exception, les actions dérivant d'un contrat d'assurance relatives à des dommages résultant de mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse-réhydratation des sols, reconnus comme une catastrophe naturelle dans les conditions prévues à l'article L. 125-1, sont prescrites par cinq ans à compter de l'événement qui y donne naissance. » La fiche F3050 ajoute que le délai de 2 ans est porté « à 10 ans pour les recours en réparation de dommages corporels ». La fiche F862 situe le point de départ « le jour de l'événement qui fonde la demande », et, pour un sinistre découvert tardivement, « à partir du moment où vous en avez eu connaissance ».

Ce compte à rebours s'interrompt. L'article L114-2 en énumère les causes : « La prescription est interrompue par une des causes ordinaires d'interruption de la prescription et par la désignation d'experts à la suite d'un sinistre. L'interruption de la prescription de l'action peut, en outre, résulter de l'envoi d'une lettre recommandée ou d'un envoi recommandé électronique, avec accusé de réception, adressés par l'assureur à l'assuré en ce qui concerne l'action en paiement de la prime et par l'assuré à l'assureur en ce qui concerne le règlement de l'indemnité. »

Deux de ces causes sont à votre portée immédiate : faire désigner des experts, et écrire en recommandé avec accusé de réception au sujet du règlement de l'indemnité. C'est pourquoi un e-mail, si complet soit-il, ne remplace pas un recommandé : les deux tracent une date, un seul figure dans le texte.

Frise du délai de prescription de deux ans depuis l'événement, avec deux points d'interruption, la désignation d'experts à la suite d'un sinistre et la lettre recommandée avec accusé de réception adressée par l'assuré à l'assureur
Ces deux gestes ne se demandent pas : ils s'accomplissent, et ils laissent chacun une date que l'assureur ne peut pas contester.

Sinistre catastrophe naturelle : deux leviers de calendrier en plus

Si votre sinistre relève d'un arrêté de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, deux leviers supplémentaires portent sur la durée. L'article L125-2 du Code des assurances, dans sa rédaction issue de la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 (article 33), prévoit d'abord une avance.

Le texte est net : « En tout état de cause, une provision sur les indemnités dues au titre de cette garantie doit être versée à l'assuré dans les deux mois qui suivent la date de remise de l'état estimatif des biens endommagés ou des pertes subies, ou la date de publication, lorsque celle-ci est postérieure, de la décision administrative constatant l'état de catastrophe naturelle ». Second levier, à défaut de versement : l'indemnité « porte, à compter de l'expiration de ce dernier délai, intérêt au taux de l'intérêt légal ».

Un détail rend ces leviers utilisables ou non : le point de départ. Il ne court ni depuis le sinistre ni depuis vos relances, mais depuis la remise de l'état estimatif. Datez donc cet envoi et conservez-en la preuve : c'est lui qui rend le calendrier opposable. Sur la franchise, le texte renvoie à un décret, les indemnisations étant « soumises à une franchise dont les caractéristiques sont définies par décret » : son montant se lit dans votre contrat, jamais de mémoire.

Le délai de trois mois que l'on lit partout ne figure plus dans le texte

De nombreuses pages, y compris administratives, affichent encore un délai global d'indemnisation de trois mois en catastrophe naturelle. La version en vigueur de l'article L125-2 n'en contient aucun, et la fiche service-public.fr F3076 était elle-même en retard sur le Code. Quand une fiche contredit le texte, c'est le texte qui prime : ce sont les délais écrits dans l'article qu'il faut citer et dater dans vos échanges.

Schéma du délai de deux mois pour le versement de la provision en catastrophe naturelle, décompté depuis la remise de l'état estimatif ou la publication de la décision si elle est postérieure, avec le basculement en intérêt au taux légal à défaut de versement
Deux points de départ possibles, et c'est le plus tardif qui l'emporte : c'est pourquoi la date de publication de la décision se relève aussi.

Ce qu'on observe en Gironde, et par où commencer

Sur les dossiers que nous suivons dans le Libournais, en Gironde et en Dordogne, le désaccord porte rarement sur le principe de la garantie, presque toujours sur l'étendue des désordres retenus et sur l'origine que le rapport leur attribue : fissures sur terrains argileux dont on discute si elles relèvent du mouvement de sol ou d'un défaut d'exécution, infiltrations dont le point d'entrée est éloigné de la trace visible, dégâts des eaux dont l'origine se dispute entre deux ouvrages. Le montant proposé est alors la conséquence arithmétique d'une origine retenue et d'un périmètre de reprise.

À ce stade, un expert bâtiment indépendant ne rédige pas des courriers. Il fait quatre choses.

Il relit la décision contestée pour en extraire ce qu'elle affirme techniquement. Un refus ou un chiffrage repose sur une thèse, telle cause, tel périmètre, telle réparation, qu'il faut isoler avant de la discuter.

Il reprend les constats manquants tant que c'est possible. Ouvrir un doublage, relever une ouverture de fissure, mesurer un taux d'humidité, photographier avec un repère d'échelle et une date. Ce qui a été refermé ou nettoyé ne se constate plus.

Il rattache chaque désordre à un mécanisme. Distinguer une infiltration d'une condensation, un tassement d'un défaut de raccordement, un désordre stabilisé d'un désordre évolutif. La fiche F3075 rappelle la mission de l'expert : « Le rôle de l'expert est de constater des faits ou des situations, de rechercher les causes du sinistre et d'évaluer les dommages. »

Il chiffre la réparation qui met fin au désordre, puis écrit tout cela dans un rapport daté qui distingue les constats des interprétations et s'annexe au courrier. C'est l'objet de notre expertise fissures, infiltrations et humidité.

Technicien en visite de constat devant l'entrée d'une maison, porte-bloc en main, examinant le dormant et la jonction du bâti
Le constat se fait au contact de l'ouvrage et se consigne sur place : ce qui n'a pas été ouvert ni relevé ce jour-là ne se discutera plus ensuite.Photo RDNE Stock project, Pexels

Aucune démarche ne garantit une issue. Ce qui se maîtrise tient en deux gestes : classer le courrier avant d'y répondre, et faire établir les faits pendant qu'ils sont encore observables. Face à un refus, à une déchéance annoncée ou à une proposition sans rapport avec le chantier nécessaire, demandez un devis d'expertise et présentez-vous avec des mesures datées plutôt qu'avec des impressions.

Questions fréquentes

Que faire si mon assurance refuse de m'indemniser ?

Commencez par identifier ce que le courrier vous oppose réellement : l'absence de garantie, un manquement de votre part (une déclaration tardive, par exemple), ou un simple désaccord sur un montant. Les trois situations ne se traitent pas de la même façon. S'il s'agit d'un refus de garantie, demandez par écrit la clause exacte sur laquelle il se fonde, citée et située dans le contrat : l'article L113-1 du Code des assurances pose que « Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l'assuré sont à la charge de l'assureur, sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police. » Tant que cette clause n'est pas identifiée, il n'y a rien à discuter. Passez ensuite par le service réclamation de votre assureur avant toute autre démarche.

Mon assurance peut-elle refuser parce que j'ai déclaré trop tard ?

Pas automatiquement. L'article L113-2 du Code des assurances encadre strictement cette sanction : « Lorsqu'elle est prévue par une clause du contrat, la déchéance pour déclaration tardive au regard des délais prévus au 3° et au 4° ci-dessus ne peut être opposée à l'assuré que si l'assureur établit que le retard dans la déclaration lui a causé un préjudice. » Il faut donc une clause écrite au contrat, et une démonstration de préjudice qui pèse sur l'assureur, pas sur vous. Le même texte ajoute que la déchéance « ne peut également être opposée dans tous les cas où le retard est dû à un cas fortuit ou de force majeure ». Devant un tel courrier, demandez par écrit la clause invoquée et en quoi précisément le retard a nui à l'instruction du dossier.

Comment contester une indemnisation trop faible ?

Un désaccord sur un montant est un désaccord technique, pas juridique : il se conteste avec des constats et un chiffrage, pas avec des arguments. Depuis l'entrée en vigueur de l'article L113-5-1 du Code des assurances, l'assureur doit vous informer, lors de la réalisation du risque, de votre droit de solliciter une contre-expertise par un expert de votre choix, à vos frais. La fiche F3075 de service-public.fr le confirme et ajoute que « Si les 2 experts n'arrivent pas à trouver un accord, un nouvel expert doit être désigné pour réaliser une tierce expertise », dont les frais sont partagés entre les deux parties. Menez cette voie technique en parallèle du service réclamation de l'assureur, qui dispose d'un « délai maximal de 2 mois » pour répondre à une demande écrite.

Sources